DERNIERE LETTRE POUR HIROSHIMA

DERNIERE LETTRE POUR HIROSHIMA
(Image : Mémoire d'une geisha)

A Tokyo le 1er Aout 1945


Ma Belle,

Voilà 3 mois que nous nous sommes quittés et chaque jour qui passe est une entaille de plus à mon c½ur.
Je suis toujours sur l'île mais malgré tout trop loin de toi. Tu me manques Misuka. J'entends encore ta voix qui me disait : « Reviens vite Tyler et sois prudent ! » Malheureusement demain matin nous repartons pour les Etats-Unis. C'est pour cela que je t'écris cette lettre mon amour. Garde toujours le secret de notre passion, pour notre bien à chacun, il ne faut pas que notre relation soit dévoilée. Pour toi comme pour moi ce peut être considéré comme une haute trahison. Tu sais j'ai eu des nouvelles de la France et c'est affreux ; là-bas ils fusillent les traitres en pleine rue et couvrent d'humiliation les femmes qui ont eu des relations avec les allemands. Nous pourrions subir le même sort et je ne veux en aucun cas qu'il t'arrive de pareilles choses alors, je t'en supplie, même si c'est douloureux, ne brise pas le silence.

Hier nous étions en permission à Osaka et j'ai passé la journée avec plein d'enfants qui m'ont fait visiter le village. Leurs parents semblés outrés à notre simple vue et je pense qu'ils étaient déçus de voir leurs enfants tant s'attacher à nous. Leurs regards de haine me faisaient mal mais au fond je les comprends. Cette guerre est trop mauvaise. Le monde tout entier est désemparé. Toutes ces images de soldats au tapis, de femmes désespérées pleurant leur mari, d'orphelins ou encore de parents ayant perdu leurs chers bébés. Toutes ces affreuses images, je ne les oublierais jamais, elles me hantent. Mais par-dessus tout, Misuka, c'est toi qui hante mes nuits et mes jours. Ton visage, toi toute entière, ne plus pouvoir te sentir près de moi, ne plus pouvoir toucher ta peau de perle, ceci est le plus dur des supplices.

L'orage se prépare et je ne suis pas à l'abri. Je vais faire vite car j'ai une chose importante à te dire.
Avant tout, sache, et n'oublie jamais que tu es la seule que j'ai tant aimé, l'unique. Nous n'avons pas pu assez profiter l'un de l'autre et cela me ronge. D'une part notre amour était interdit et d'autre part je ne suis resté que quelques jours à Hiroshima mais ces derniers m'ont suffit à comprendre à quel point je t'aime.

Ce doit être la 12ème lettre que je t'écris depuis mon départ et j'espère que tu as bien retenu mes leçons, que tu arrives bien à lire chacun de mes mots.
Quoi qu'il en soit, ma Misuka, tu dois te douter qu'une mauvaise nouvelle se cache derrière mes propos puisque je ne parle de nous deux plus qu'au passé. C'est en effet ce pourquoi je t'ai écris cette fois. Rassure-toi, je ne retourne pas au combat. Non, aujourd'hui c'est TOI qui es en danger.
Aux Etats-Unis ils ont inventé une arme destructrice dans le but de se venger de Pearl Harbour. On appelle cela la bombe atomique. Il paraît qu'elle balaye tout sur son passage et qu'elle peut tuer des milliers de personnes en un instant. Et le gouvernement américain a décidé de l'essayer.
C'est à cause de cette bombe que nous devons rentrer au pays ; ils vont la larguer sur Nagazaki et sur Hiroshima.
Misuka, je t'aime et t'aimerai toujours.
Misuka, tu vas mourrir.


Tyler

# Enviado el domingo 27 de septiembre de 2009 10:19

Modificado el miércoles 18 de noviembre de 2009 12:18

Sang eux

Sang eux
Encore une histoire de jumeaux mais cette fois-ci je change de paire...



A travers les nuages bas et la brume épaisse, sous une neige discrète et traversant les bois froids, Ichiru faisait résonner son grelot. Son katana à la main, il méditait ; Shizuka-sama occupait toujours aussi intensément son esprit. Une image d'elle dans un champ de cerisiers défilait dans la tête d'Ichiru. Mais Shizuka n'était pas la seule personne vers qui il dirigeait ses pensées. Bien sûr, il ne pouvait pas s'en empêcher car, malgré les apparences, oui, il l'aimait. Et parce que cette personne était en réalité la seule qu'il avait autant adoré, il pleurait, encore, de lui faire tant de mal. Oui, Ichiru aimait Zero, et c'était bien la plus douloureuse des aventures qu'il avait vécu jusque là. La mort de Shizuka-sama n'était rien à côté. Et il s'interdisait de se l'avouer. En conséquence, il faisait semblant d'haïr son jumeau.
Ichiru marchait lentement sous ces bois. Le froid le pénétrait plus il avançait et la neige, sur ses cheveux gris, s'accrochait. Il paraissait aussi glacial que cette nuit et essuyait l'eau qui cernait ses yeux se disant que c'était de la neige fondue et non pas des larmes. Du bout de ses doigts violacés par le temps il se caressait le visage passant par ses lèvres sèches, son nez gelé et ses yeux humides puis il se répétait : « Je ne suis pas faible, je ne suis pas faible... ».
Dans un mouvement de grâce, il releva la tête afin d'admirer le ciel mais ce soir il était bien trop noir et inexpressif.
Il n'avait de cesse d'y penser, encore et encore il prononçait son prénom dans sa tête, encore et encore il voyait son visage, si semblable au sien et même peut-être plus beau encore car en aucun cas sali par la trahison et la corruption. A tout ceci il voulait ne plus y penser, il voulait à tous prix s'en faire pardonner par Zero. Mais pas maintenant, il était encore trop tôt. Alors, de façon à ce que Zero ne voit toujours en Ichiru que l'ignoble traitre qu'il était, il continuait à faire semblant de le détester.
Ichiru marchait encore, slalomant entre les arbres enneigés, son long manteau traînant entre feuilles mortes et la neige, ses bottes qui s'enfonçaient un peu plus dans le sol à chacun de ses pas. Il fermait les paupières essayant d'oublier son frère.

Devant le hall d'entrée des dortoirs, il se secouait de haut en bas pour retirer tous les flocons qui s'étaient agrippés à lui. Longeant le couloir il frottait ses deux mains l'une contre l'autre en soufflant dessus dans le but de se réchauffer.
C'est lorsque qu'Ichiru allait entrer dans sa chambre qu'il sentit une présence. Il était près à sortir le katana de son étuis mais il entendit : « Ou étais-tu ? » C'était Zero ; il avait prié tout au long de la traversée du bâtiment pour ne pas le croiser. Puis, imperturbable – du moins c'est ainsi qu'il voulait se montrer devant son frère : impassible – Ichiru entra dans sa chambre sans ne rien dire.
Il attendait derrière la porte, persuadé que sa réaction aurait mis Zero en colère mais apparemment non. Ichiru, déçu, se laissait glisser le long de la porte. Une fois à genoux, il enlevait le ruban de ses cheveux et, le passant entre ses doigts, faisait sonner son grelot. Il respirait très fort pour s'empêcher de pleurer.
Il aurait au fond de lui voulu se retourner et lui dire, oui une bonne fois pour toute lui avouer que tout ceci n'était que de la comédie, qu'il en avait marre de lui mentir, de jouer au jeu de la haine. Lui dire qu'il l'aimait toujours autant si ce n'était pas plus qu'avant même. Mais il ne pouvait pas, c'était bel et bien trop tôt. De plus, il avait peur que Zero, ne le haïsse réellement. Et ce sentiment lui déchirait le c½ur. Alors, seul et désespéré, Ichiru se dirigeait vers la grande fenêtre d'où il admirait la lune qui était bien la seule chose illuminée de ce château.
Un soudain coup de vent enveloppa Ichiru dans les rideaux. Tentant de trouver la sortie, il n'avait pas remarqué que ce coup de vent était en fait un courant d'air provoqué par l'ouverture de la porte.
Une fois échappé du piège de tissu, Ichiru se retrouvait face à face avec Zero. L'un était effrayé et perdu, l'autre ténébreux et fort. Zero regardait son frère avec autant de dégoût et de déception que possible et Ichiru sentait son c½ur se crisper et les larmes monter mais il s'était promis de ne pas pleurer, non, surtout pas devant lui.
Zero s'approcha de son jumeau qui était tétanisé de voir l'être qu'il adorait ressentir autant de haine. Cette fois-ci, l'effet de surprise avait empêché Ichiru de jouer le rôle du méchant. Ichiru avait une furieuse envie de serrer son frère dans ses bras, de lui montrer son amour mais, comment enlacer un être si froid et si vide. Zero de son côté ne laissait transparaître aucun sentiment sur son visage et continuer d'observer son double comme s'il était un affreux criminel.
Puis soudain il tendit une main à Ichiru :
« Tes excuses me suffiront Ichiru, moi aussi je veux te sentir près de moi. » Alors Ichiru, ne pouvant se retenir plus longtemps, se jeta dans les bras de Zero en implorant son pardon.


Ni l'un ni l'autre n'est mort, ils continuent tous deux à s'aimer sans mesure, comme deux jumeaux si proche que jamais rien ne pourra les séparer.

# Enviado el viernes 21 de agosto de 2009 11:22

OS n°8


Parce qu'il déambulait, seul, il analysait tout ce qui l'entourait. Les odeurs, les bruits et les mouvements. Inconsciemment, il faisait correspondre une partie de lui à chacun d'eux.

Il était l'unique personne sombre dans ce jour ensoleillé.
Ces yeux cernés de noir de par sa fatigue et de par un maquillage usée et trop exagéré, il regardait le bout de ses pieds qui s'enchaînaient de façon régulière et il avait beaucoup de mal à lever la tête pour voir le soleil.

La route le mena jusqu'au parc qui bordait sa rue.
Il entra sans réfléchir là où tous les enfants du quartier s'étaient rejoins pour jouer.
Il s'assit sur un banc.
La chaleur du jour pesait sur lui, sur ses vêtements noirs.
En s'appuyant le dos contre ce banc, il releva la tête et se mit à observer les enfants qui jouaient. Il fixa alors son regard sur un des enfants. Ce garçon paraissait plus grand que les autres. Il était assis, seul, sous une balançoire, la tête baissée, les yeux vers le sol, il faisait glisser du sable entre ses doigts.

Il voyait en cet enfant son reflet au passé. Déjà petit, il était quelqu'un de différent. Son allure et ses attitudes le trahissaient. Et à l'âge de l'innocence, on ne sait pas mentir. Lui, sur le sable, il dessinait des c½urs, des fleurs alors que les autres garçons de son âge se tournaient plutôt vers un art guerrier. Ainsi, il finit rapidement seul.

Un mouvement de l'enfant le retira de ses pensées. Maintenant, il le regardait lui aussi. Une ligne droite s'était tracée entre les deux iris de l'adolescent et de l'enfant. Et elle ne se brisait pas, à peine si elle se fendait. Mais l'enfant afficha soudain de la surprise tout autant que de l'effroi dans ses yeux qu'il retourna vers le sol.
C'est alors que le jeune homme senti quelque chose s'appuyer dans le creux de ses reins. Il reconnu ou cru reconnaître l'embout d'une arme à feux alors, il resta immobile.
Très vite il entendit une voix : «_Tu as toujours soutenu que je t'abandonnai, que bien qu'étant ton frère, je te laisser seul. Tu crois que je ne t'aime pas, tu en es même certain. Cependant c'est toi qui a tort. C'est moi, nul autre que moi qui ai souffert toutes ces années. Mais toi, tu ramènes tout à toi. Pourtant tu es loin d'être le centre du monde, très loin. Il faut que ça s'arrête, tout de suite.

_Tu vas m'enlever la vie ici, devant tout ce monde, si tu fais ça, tu partiras forcément en prison, tu le regretteras.

_Tu ne sais pas que toute situation est mieux que de vivre à tes côtés et de subir ton ignorance et ta stupidité. C'est la fin, Bill. »

Un coup de feu retentit.
L'enfant lança un regard foudroyant vers Bill qui, comme il s'y attendait, ne lui renvoya pas.
On entendit dès lors dans tout le quartier des cris, des gémissements et des pleurs.
Des sirènes s'en suivirent.
L'assassin n'avait pas essayé de s'enfuir. Il était resté là, derrière son frère, l'arme à la main, observant chaque goûte de sang qui se déversaient de son corps. Il avait tué son jumeau, son propre sang et il ne le regrettait pas, il en était presque fier. Parce qu'il savait très bien, que dans quelles circonstances que ce soit, que s'il avait abattu son double, c'était avant tout pour mettre fin à sa propre existence.
OS n°8

# Enviado el martes 17 de junio de 2008 08:24

Shikamruu, Shikamaruu... ++++ "MAAA-TSUUU-RIII-CHAAAN !" xD ++++Shin Kiro > Six Kilos ?

Shikamruu, Shikamaruu... ++++ "MAAA-TSUUU-RIII-CHAAAN !" xD ++++Shin Kiro > Six Kilos ?

(Décidemment, j'ai perdu ma plume - -')


Son frère était partit.

Une fois de plus, Bill était sortit au beau milieu de la nuit. Chaque fois qu'il le faisait, son pouls s'accélérait. Il avait peur de réveiller son frère qui occupait la même chambre que lui alors, il prenait toutes les précautions possibles pour que Tom ne remarque pas son absence.

Bill s'était couché vers 23h, comme chaque soir. Pour que son sommeil paraisse plus réel, il forçait sur sa respiration, mais il ne dormait pas.
A 03h du matin, une fois qu'il fut sûr que son frère dormait profondément, il souleva sa couette, sans bruits. Il se releva en essayant de ne pas faire grincer les lattes en bois de son lit et se dressa sur le sol en faisant bien attention à ne produire aucun son. Il enfila rapidement son jean puis sortit de sa chambre en observant attentivement son frère. Délicatement, il ferma la porte. Désormais, il se sentait soulagé. Le plus dur était passé. Tom ne s'était pas réveillé. Bill poursuivit donc. Il enfila des santiags noires et un long manteau de cuir, noir lui aussi. Il lança un regard vers la chambre. Aucun signe de Tom. Il sortit alors, rassuré.
La porte d'entrée claquait toujours lorsqu'on la fermait mais Bill avait appris à faire ça en silence. Il avançait, nonchalamment dans l'allée de son jardin. Quand il atteignit enfin la rue, Bill se retourna pour vérifier une dernière fois si son frère dormait toujours. C'était le cas.
Il alluma une cigarette pour se donner du courage et se fondit dans la nuit.

Après une demi-heure de marche, Bill s'arrêta et se posa contre un lampadaire. Il n'eut pas le temps d'attendre une minute que celui pour qui il se levait la nuit fut là.
« Bonsoir Eric. »
[Bill n'avait pas donné son vrai nom à l'homme parce qu'il savait qu'il n'aurait pas supporté entendre son prénom dans la bouche de cet inconnu. Cet inconnu qu'il commençait à bien connaître malgré tout.]
Sans dire un mot, Bill suivit l'homme. Il l'emmenait à un endroit différent à chaque fois qu'il le voyait. Ce soir, il avait décidé d'aller dans un bois au bout de la ville.

Il n'y avait aucune lumière, seulement la lueur de la Lune. Bill et l'homme avancèrent dans le bois sombre. L'homme s'arrêta et déplia une large serviette de plage au sol. Bill s'allongea. Il retira ses vêtements, un à un, pour que l'homme en profite. Puis l'homme fit de même et s'asseyant aux côtés de Bill.

Ce mystérieux homme, Bill l'avait connu au lycée, il y a quelques semaines. Il était venu inspecter l'hygiène de l'établissement et s'était assis à la table de Bill à la cantine. Ils avaient parlé longuement mais l'homme ne s'était pas présenté. Il lui avait juste dit qu'il aimerait le revoir pour encore parler alors Bill lui avait donné son numéro sur un bout de papier déchiré et avait signé « Eric ».
Les premières fois où Bill voyait l'homme, celui-ci l'emmenait à des expositions, des dîners, des séances de cinémas... Et même si Bill n'aimait pas sortir la nuit en secret, il continuait de le faire parce qu'il était attiré par le mystère de cet homme. Jusqu'au jour où l'homme lui dise qu'il voulait le voir nu. Et Bill étant comme drogué en sa présence le fit, et plusieurs fois le refit. Cependant l'homme ne voulait que regarder, observer. En aucun cas il le touchait. Bill ne comprenait pas. Le mystère de cet homme persistait. De plus, Bill ne savait toujours pas son prénom.

Ce soir, Bill sentit chez l'homme une différence.
« Eric, voudrais-tu essayer quelque chose de nouveau ? » Bill acquiesça de la tête tout de même inquiet. L'homme dirigea sa main entre les jambes de Bill. Celui-ci le repoussa violemment.
« J'en étais sûr, je m'y attendais. Alors c'est ça que vous vouliez finalement de moi ? » « Pourquoi me repousses-tu maintenant Eric ? Jusqu'à présent ça ne t'avais pas dérangé de te mettre nu devant moi et de m'en faire profiter. Tu as acquiescé tout à l'heure et tu devais te douter de ce qu'il allait se passer. Alors pourquoi me repousses-tu ? » Il avait les mots pour faire taire Bill et le soumettre. Bill ne pouvait rien dire. Il ne pouvait donner aucune réponse plausible à la question de l'homme. Et celui-ci savait dorénavant qu'il pourrait tout faire à Bill. L'homme reprit : « Tu ne vas pas me dire que c'est mon physique qui te repousse ? Je sais que je te plais Eric. » Il avait raison. Bill n'était pas seulement envoûté par son mystère mais aussi par son physique. Il était grand. Il avait des yeux verts et de petites lunettes de vue rectangulaires pour les accompagner. Il avait des cheveux noirs très longs qu'il attachait souvent. Il était toujours vêtu de gris ou de noir usé. En ce qui concerne son corps, il n'y avait rien à redire. Il était très mince mais quand même musclé. Sans parler de son regard et de son sourire. Et tout ça plaisait à Bill. Cela dit, il n'avait jamais été attiré par un homme auparavant.
L'homme s'était quelque peu écarté de Bill, déçu.
« Eric, réponds-moi. Je suis certain qu'il y a une raison pour que tu m'ais repoussé. Si c'est le fait de ne pas savoir comment je m'appelle, je peux te dire mon prénom si tu le souhaites... »
Bill se rapprocha de l'homme entourant son cou de ses bras. « Non, surtout pas. Vous gâcheriez tout. » Puis il lui lécha la joue droite. L'homme se retourna et s'allongea sur Bill. A ce moment précis, un nuage couvrit la Lune, comme si quelqu'un avait éteint la lumière, comme si le temps s'était arrêté juste pour leur désir, pour leur plaisir. Durant le rêve, les cheveux de l'homme se détachèrent et ils caressaient le corps de Bill. Bill n'avait jamais vécu ça et sans s'y attendre, sans le comprendre, il envoya une pensée à son frère Tom.
Ils en avaient finis. Bill savait maintenant que l'homme ne voudrait plus le revoir. Il avait eu ce qu'il avait se disait-il, mais il se trompait si souvent.

Il arriva chez lui et étant encore un peu ailleurs, en entrant dans sa chambre il fit un bruit qui réveilla son frère.
« Où étais-tu ? » la peur montait en Bill. Que devait-il répondre ? Il n'en savait rien pourtant la réponse fut spontanée : « Ca ne te regarde pas, rendors-toi ! »
Mais Tom ne se laissait pas faire. « Pourquoi es-tu sortis ? »
Bill ne pouvait pas supporter toute cette pression puis il se dit, pourquoi la cacherais-je à mon jumeau ? Il n'y a pas de raison. Alors il lui raconta, en lui disant que ce fut la plus belle nuit de sa vie. Tom souriait, il voulait montrer à Bill qu'il était heureux que son frère le soit.
C'était faux. Un mensonge pour un bonheur. C'était un bon deal.
La nuit de Bill fut courte mais belle. Il se leva toutefois en retard pour aller au lycée et son frère était déjà partit. Il ouvrit son portable et découvrit un message de l'homme. Il voulait le revoir. Bill était aux anges. Il descendit déjeuner et partit vite en cours.
Devant le portail du lycée, une troupe de gens affolée bloquait le passage. Bill essayait de voir ce qu'il se passait, il ne voyait pas son frère et ça l'inquiétait beaucoup. Il ne répondait pas au téléphone. Bill insistait quand même. Puis enfin, on répondit. Mais ce n'était pas Tom.
« Votre frère a eu un petit accident, on l'emmène à l'hôpital... » Et à ce moment, Tom passa sur un brancard devant Bill. Il le suivit en courant.
Le soir même, on annonça à Bill que son frère avait fait une overdose et qu'il risquait de ne pas s'en sortir. Bill rentra chez lui, abattu. Ses larmes coulaient. Comme un reflex, il appela l'homme pour le voir et lui en parler. En l'attendant il s'attabla et vu un bout de papier gribouillé sur la table. « Bill, je suis content pour toi mais c'est trop dur. Je n'arrive pas à croire que tu ais eu ta première relation avec un garçon... autre que moi. J'ai portant attendu pour que tu vois que je t'aimais mais rien n'y a fait. Tu en aimes un autre et ça me fait mal. Désolé. Je t'aime à jamais Bill. »
Son frère était partit, bien loin.

# Enviado el miércoles 23 de abril de 2008 11:09

AA |Alcoolique Anonyme| vous comprendrez pourquoi

AA |Alcoolique Anonyme| vous comprendrez pourquoi
« _Alors Tom, racontes-nous, quand as-tu commencé à boire ?
_Il ya plusieurs mois, je ne me souviens plus trop.
_Ce n'est pas grave, l'essentiel est de savoir pourquoi tu as commencé à boire. Te souviens-tu de la cause ?
_Oui, c'est bien la seule chose que je n'oublierai jamais. C'est une assez longue histoire mais, je suis justement ici pour la raconter.

C'était certainement notre dernier concert. Depuis un petit moment, la folie "Tokio Hotel" s'était atténuée. Nous ne jouions plus à guichets fermés comme avant. Etait-ce depuis qu'un vicieux photographe avait surpris Georg et moi en train de nous embrasser ? Sûrement. Nous n'avions plus besoin de tant de gardes du corps. Nos déplacements n'étaient plus dangereux. Depuis un moment en effet, je n'avais plus plaisir à voir ces filles se mettre à nu au sens propre en me criant "Baise-moi Tom !" Toutes ces choses, oui ces choses dont au fond tout le monde rêve, toutes étaient parties si subitement. Autant dire que nous nous effacions peu à peu enfin, très vite plutôt.

Le succès nous aveuglait peut-être mais en attendant, jamais il n'avait caché nos sentiments. Georg et moi avions toujours été assez proches, même mon frère jumeau Bill était jaloux de cette amitié fusionnelle à ces heures perdues. Jusqu'au jour maudit qui fit notre faillite, qui mit le point final à la belle aventure "Tokio Hotel", ce satané jour ou Georg et moi avons compris que cette amitié intense nous ramenait à la même envie : celle de se sentir plus proche que jamais l'un de l'autre et, en effet, nous ne nous étions jamais sentis qi proches que cette fois-la. Alors le simple contact de nos lèvres, bien qu'il n'y est pas eu que ça, créa le scandale auprès de nos fans et installa cette dramatique pénurie au sein du groupe. "Tokio Hotel" avait perdu sa célébrité. Les ventes se faisaient moindre alors forcément, la maison de disques la maison de disques qui sentait la pauvreté l'envahir n'a pas hésité longtemps avant de nous abandonner au profit d'autre groupes émergents et prometteurs. A partir de là, les tensions se faisaient de plus en plus fréquentes entre Bill, Gus', Georg et moi. Et puis, ce dernier concert arriva.
Une centaine, une toute petite centaine de fans était là. Elles étaient nos dernières admiratrices et elles avaient dû certainement être les premières aussi. Et sur cette scène ridicule, durant deux heures, nous jouions une dernière fois nos plus beaux accords. L'émotion des derniers instants nous avait fait commettre quelques erreurs de notes, quelques déraillements et on pouvait entendre dans la voix de Bill la tristesse et la déception. Et c'est bien ce soir là que tout a commencé. Non pas parce que c'était la mort de notre groupe et de notre musique mais tout bêtement parce que ce soir là, dans le public restreint, j'avais capté le plus attirant des regards. Forcément j'avais reconnu certains visages qu'on voyait souvent au premier rang mais celui-la, c'était bien la première fois que je le voyais. Lors d'un des éclairages de la salle, j'avais pu voir ses yeux brillants dont je n'ai plus pu me détacher tout au long du concert. Etait-ce un homme ? Me diriez-vous. Contrairement à toute attente, non, c'était une fille. Une de ces filles qui ne se croisent pas à chaque coin de rue. La première vision que j'ai eu d'elle fut seulement celle de son visage. Elle avait des yeux vert foncés qui absorbaient toute la lumière. Elle avait l'air d'avoir des traits plutôt fins mais en tous cas, elle avait de très beaux cheveux, qu'on ne pouvait pas rater. Ils étaient châtains avec beaucoup de reflets, longs et plutôt mal coiffés. Plongé dans ses yeux, la fin de ce dernier concert était arrivée très vite. Nous faisions nos adieux en retenant quelques larmes nerveuses et nous regagnions les loges. La tête toujours occupé par elle, nous faisions ces derniers pas vers notre bus, que lui non plus, nous ne reverrions plus jamais. Et elle était encore là, si près de nous. Alors, sur notre passage, je lui caressai la main tout en glissant dans celle-ci, l'adresse d'une boîte de nuit du coin, où les gars et moi comptions finir la soirée. Des creux se formèrent dans ses joues, je vis son sourire et rentra dans le bus rapidement.
Elle était venue. Je reconnue sa chevelure devant le bar. Georg voulu m'emmener avec lui mais je l'avais trouvé, elle, et c'était plus fort que tout.
« _Salut Tom.
_Salut.
_Moi c'est Célia, mais j'préfère C'. »

Les mots furent inutiles et superflus cette nuit là. Les regards et les gestes, suffisants.
J'étais amoureux. Alors que je pensais mon c½ur déjà occupé par Georg, je me suis surpris à tomber amoureux, d'une fille en plus. Mais C' n'était pas pareil que les autres fans. Je n'aurai jamais cru d'elle qu'elle soit fan de nous d'ailleurs. Elle se distinguait vraiment. C' * était le genre de fille qui s'habille avec des pantalons larges, dans les tons de vert, noir, jaune et rouge, à écouter du Marley, un pétard à la bouche allongé dans l'herbe ou sur le sable. C' * était le genre de fille qui aimait vivre et pas se soucier de sa tenue vestimentaire, de comment attacher ses cheveux ou encore, de quelle manière mettre du noir sur ses yeux. De toute façon, elle n'en avait pas besoin. Mais C' * était aussi le genre de fille qui n'a pas confiance en elle. Ce genre de fille qui est complexée parce qu'elle a un peu plus de rondeurs que les autres, qui se trouve ridicule parce qu'elle ne fait pas les choses assez bien. Et pourtant, elle était la fille, la seule qui pouvait me plaire. Même si, malgré l'amour que j'avais pour Georg, il m'arrivait souvent de finir ma nuit avec une ou plusieurs filles, je n'avais jamais rien éprouvé pour aucune d'entre elles. Et tout bêtement, comme dans une banale série romantique, une fille avait réussie à toucher ce point sensible.

Après cette nuit, j'avais voulu que ça continue, et elle aussi. Et puis, nous n'avions plus à craindre les menaces des fans et groupies puisqu'elles avaient toutes disparues. Nous pouvions vivre quelque chose ensemble, enfin, à un truc près. Georg n'était pas au courant et je ne voulais pas qu'il sache. Il l'aurait sûrement mal pris et j'avais encore besoin de lui, je le désirais toujours. Je ne voulais pas que nos baisers s'arrêtent. J'aimais ses lèvres, le reste de son corps et toute sa personne. Il était encore là, au fond de moi et je ne voulais pas qu'il s'en aille de si tôt. Puis C' * était une personne compréhensible, surtout cool. Quand elle avait envie de moi, j'étais là et inversement. Mais en fait, plus le temps passait, plus je me rendais compte qu'il m'était impossible de me passer d'elle. Une simple séparation et elle manquait à ma vie.

Deux ans passèrent. Deux années merveilleuses où C' * et moi avions vécu des instants incomparables. Georg lui était toujours aussi cher à mon âme et même si je vivais pleinement ma relation avec C' *, je ne pouvais me détacher de lui. Un soir, un tout bête soir, C' * était dans mon lit, nue et je pouvais savourer son corps que j'aimais tant. Elle était mal, et je le voyais. Puis elle m'a parlé. Elle m'a dit des choses qui ont brûlées mon c½ur.

« _Tom, je vais partir. Je dois aller aux Etats-Unis pour me faire soigner. J'ai contracté une maladie dont le remède et les soins ne sont disponibles que là-bas. Je vais te quitter mais je te tiendrai toujours au courant. Je t'enverrai de mes nouvelles. Je ne suis pas douée ni pour les discours, ni pour les adieux. Embrasse-moi seulement et je ferais le reste. Après le baiser qui m'avoua ses sentiments, je lui fis une dernière fois l'amour, comme elle le méritait. Et elle partit, laissant juste sa main se balançait lentement au dessus de sa tête. C'était un au revoir pour moi, mais je n'aurai pas dû y croire.

Elle m'envoyait au moins une fois par mois de ses nouvelles. Ca me faisait du bien. Jusqu'au jour où, plus rien n'est arrivé. Des mois et des mois j'ai attendu mais rien, toujours rien. On ne m'avait pas envoyé son certificat de décès mais pour moi, c'était tout comme. Même si elle n'était peut-être pas morte, le fait qu'elle m'ait oublié revenait au même pour moi. Et c'est à ce moment précis où l'alcool a commencé à couler dans ma gorge. Le précieux poison s'était emparé de moi et j'étais devenu dépendant. Un seul aurait pu me sauver de ce piège. Georg. Mais il était déjà bien loin. Oui, le soir où C' * était partie, j'avais tout dis à Georg et, malheureusement, il n'avait pas supporté. Il m'en voulait trop pour continuer à m'aimer alors, il était partit, lui aussi. C'est pour ça que l'alcool est devenu mon seul plaisir, il a été le seul à savoir remplacer ces deux êtres indispensables à ma survie. Désormais, C' * devait être réellement partie et je n'ai jamais rien fais pour la retenir, la garder auprès de moi et c'est à peine maintenant que je le réalise. Cette fille, la fille, c'est elle qui me manque le plus aujourd'hui. Jusqu'à quand vais-je tenir ? Je n'en sais rien, c'est vraiment dur. Car l'alcool n'est que provisoire, il est comme une prothèse pour moi. Mais plus j'avance, plus cette prothèse s'use et menace de devenir inutile. Alors voilà messieurs-dames, comment et pourquoi je suis devenu alcoolique. J'espère seulement LA revoir un jour et faire un dernier baiser à Georg avant de partir, à mon tour.



* Les C'* correspondent à Célia et non au début de l'expression "c'était".

# Enviado el sábado 08 de marzo de 2008 09:15

Modificado el miércoles 23 de abril de 2008 11:15